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Méditation, bienveillance et santé

  • cepicard3
  • 19 févr.
  • 2 min de lecture

S'il est une évidence que la méditation ne sauvera de la maladie grave que quelques personnes aguerries au plus haut point aux techniques de méditation, comme le lama Phakyab Rinpoché qui raconte son histoire dans un livre passionnant, l'étude scientifique des effets de la méditation sur nos organismes mérite d'être bien davantage connue.

Je rajoute que la bienveillance est un mot aujourd'hui galvaudé à mon sens et que les effets de celle-ci, tels que ceux mentionnés dans ce passage, sont puissants et véritables lorsque cette bienveillance est réelle, c'est-à-dire dépourvue de conditions ("j'offre ma bienveillance afin que l'autre fasse/dise/soit...") .


méditation, bienveillance et expression de gènes de bonne santé
méditation, bienveillance et expression de gènes de bonne santé

" Vingt et un mille gènes dans notre organisme codent le fonctionnement de nos cellules. Dans cet ensemble, certains gènes vont être réprimés, c'est-à-dire qu'ils ne vont pas s'exprimer dans certaines conditions, mais s'exprimeront dans d'autres. Nous savons que le stress favorise l'expression de certains gènes responsables de la maladie et que le bonheur, à l'inverse, permet à d'autres gènes de s'exprimer pour faciliter le bon fonctionnement de notre organisme. Or, Steven Cole a montré que l'effet n'est pas le même selon la cause de notre bonheur. Il a distingué pour cela le bonheur hédonique, plaisir immédiat qui naît de la satisfaction de posséder. D'après cette étude*, bien que la personne ressente du plaisir, tout comme dans le cas du stress, on constate une augmentation de manifestations pro-inflammatoires et la baisse de l'activité antivirale et des anticorps ! À l'exemple des stars qui ont tout ce qu'elles veulent. Et ce que tous rêveraient d'avoir. On pourrait penser que le fait d'être comblé suffise. Mais d'après Steven Cole il n'en est rien, c'est loin d'être la condition garantissant une bonne santé. Il semblerait même que ce soit l'inverse ! Alors que le bien-être eudémonique, c'est-à-dire le plaisir que l'on éprouve à être bienveillant envers autrui, est beaucoup plus puissant que le plaisir hédonique. Car, dans ce cas, on observe une faible expression des gènes pro-inflammatoires et une forte expression des gènes antiviraux, permettant la fabrication d'anticorps"

*PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United-States), 2013


In La méditation m'a sauvé, Phakyab Rinpoché et Sofia Stril-Rever, p.249/250



 
 
 

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