Neurones et rêve éveillé libre
- cepicard3
- 28 nov. 2025
- 2 min de lecture
Nous fonctionnons à partir de nos engrammes qui conditionnent notre système de défense, notre grille d'appréhension du vivant. Les engrammes fondateurs sont faits sans les mots, sans la contextualisation ni la conceptualisation. L'expérience consolide les réseaux neuronaux puisque, face à une situation donnée qui ressemble un tant soit peu à une précédente, nous avons tendance à réagir de la même façon, en empruntant les mêmes routes neuronales qui deviennent des autoroutes. Le malaise psychologique vient d'un système de défense obsolète, enfermant. Le mental et les discours justificateurs sont épuisés et épuisants. La pratique du Rêve Éveillé Libre permet la création de nouvelles routes, ou la réouverture d'anciennes routes bloquées. Un nouvel encodage neuronal peut se faire.
C'est quoi cette histoire de changement dans le système neuronal par la thérapie en Rêve Éveillé Libre ?
"Le neurobiologiste [Gérald M. Endelman] nous propose de regarder le fonctionnement des groupes neuronaux comme des cartes magnétiques disposées dans le cerveau et dont chacune porte un circuit imprimé. Dès l'instant où une carte reçoit une information d'une autre carte ou de l'extérieur, elle modifie son circuit pour tenir compte de l'information reçue. Aussitôt, elle en avertit toutes les cartes, c'est-à-dire les autres groupes neuronaux avec lesquels elle est connectée. Ceux-là, recevant la nouvelle, modifient leur propre circuit et en avisent tous les groupes neuronaux auxquels ils sont associés [...] Je ne peux éviter ici de renvoyer à ce que j'écrivais dans le "Dictionnaire de la symbolique" à propos du mot centre. Lorsque ce mot surgit dans le scénario [de REL], toujours inscrit dans une scène marquante, il traduit une réorganisation touchant un vaste ensemble de la psyché du rêveur, une phase particulièrement active de son évolution (le centre onirique est un lieu virtuel, infiniment mobile, qui traduit la constitution d'un nouveau centre de gravité de la psyché)".
G. ROMEY in "Une agression contre le corps, un crime contre l'esprit" pp171/172




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